EXERCICES CREATIFS 2021 : Introduction à la littérature jeunesse
Lorsque j'ai voulu me lancer dans l'illustration pour la littérature jeunesse, en 2021, j'ai décidé de m'essayer à des exercices pratiques. Pour me mettre dans la peau d'une artiste professionnelle, j'ai ré-illustré un bout d'album déjà paru puis inventé ma propre histoire.
CHALLENGEPERSONNELLIVRE JEUNESSECOUVERTUREILLUSTRATION
INTRODUCTION
En 2021, lorsque je me lance dans ce challenge créatif, je suis entre la L2 et la L3 de sciences de l'éducation et je mets en place les briques de mon changement d'orientation professionnel vers artiste à plein temps. A ce moment là, j'ai déjà fais quelques missions d'illustration, mais rien qui ne concerne directement ce domaine qui m'a toujours intéressée : la littérature jeunesse.
J'ai toujours été passionnée par les histoires, les interminables étagères d'albums dans les bibliothèques et les petits personnages si attachants et tendres. Je me voyais, à travers la spécialisation d'illustratrice jeunesse, contribuer à éduquer et accompagner les enfants dans leurs apprentissages du monde et de la vie.
Mais avant d'envoyer des mails et de fouiller les maisons d'éditions, il fallait se rendre à l'évidence :
Je ne savais pas ce que représentait le fait d'illustrer un livre.
Alors, en tant que bonne élève, je me suis donné des devoirs. Je me suis lancée deux défis qui allaient me pousser à changer de regard sur les livres et passer de lectrice à autrice d'images.
Ré-illustration : Lucie et les Lucioles
Il m'a fallu fouiller ma médiathèque locale à la recherche d'un ouvrage loin de mon style habituel : sombre, minimaliste et poétique. J'ai choisi celui-ci parce que je l'ai trouvé touchant mais aussi parce qu'il se passait en forêt (un environnement rassurant que j'adore dessiner) ce qui se prête aussi bien à la thématique de la peur du noir.
Alors à l'image d'un #drawthisinyourstyle, j'ai pris l'histoire puis l'ai re-composé à ma manière.
Je me suis donné 3 contraintes : varier la forme des arbres, faire un dégradé de couleurs entre les pages, et rendre la protagoniste plus âgée (6 ou 8 ans ?).
Original par Arnaud Moine et Mayalen Goust (Chocolat ! jeunesse, 2009)












Mon travail préliminaire à été de noter ce qui m'attirait l'oeil dans les illustrations originales, copier le manuscrit, revoir le découpage du texte.
J'ai ensuite choisi de développer ces trois doubles pages en particulier car elles représentent la curiosité, l'inquiétude, puis la peur.
C'était un chouette exercice qui m'a permis de me concentrer sur l'ambiance au fil de la narration. Contrairement aux commissions ou au dessins sur Instagram, travailler sur la base d'un texte permet vraiment d'explorer l'évolution de l'histoire à travers l'évolution de l'image.
LIVRE FICTIF : LE MAGASIN DE SOUVENIRS
Pour le second exercice, je me suis aussi mise dans la peau d'une autrice en basant mes illustrations sur un manuscrit que j'ai inventé. Pour ne pas me concentrer là-dessus, puisque l'objectif était le dessin avant tout, j'ai rendu cette écriture participative en faisant voter mes ami·es et mes quelques abonnés pour choisir les rebondissements.
Pour Le magasin des souvenirs, j'ai décider de moins être intuitive sur la création des images et de m’intéresser au travail préalable : études des couleurs, dictionnaires des textures à employer, construction de l'implicite autour du personnage central (personnalité, sens du style...).
Cette fois, mes 3 contraintes étaient : avoir une palette de couleurs limitée (avec des extras), construire une ambiance douce et vintage, ne faire que des personnages anthropomorphiques.
Texte et illustrations originales












BILAN
Ces deux expériences ont été formatrices et m'ont permis d'expérimenter plein de petites choses que je fais encore aujourd'hui (décembre 2025) dans certains de mes travaux comme m'imposer des contraintes secrètes, creuser les attributs implicites des personnages ou m'inventer des petits scénarios pour mes illustrations personnelles. Cette expérience n'a fait que valider ma volonté de poursuivre cette voie-là plutôt que l'éducation "formelle" du métier de maîtresse d'école.
Quatre mois après ces expérimentations, j'ai officiellement remis à l'université ma demande d'arrêt de cursus pour me lancer à plein temps dans l'art. Depuis, j'ai eu l'occasion d'illustrer des livres, de travailler en binôme en tant que co-autrice et illustratrice et d'initier des projets où j'occupe seule les deux rôles.... Mais j'avoue que je suis toujours intimidée face à cette dernière option. C'est quelque chose que j'aimerais fort entreprendre mais ça me rend encore un peu vulnérable !
Merci pour cette lecture du premier article-projet de ce nouveau site internet. Si vous connaissiez feu mon ancien blog, vous remarquerez que c'est une combinaison de deux anciens articles. J'aimerais accorder un (plus ou moins long) textes à quelques projets dont je peux parler ici. J'espère que c'est un format qui vous a plu ! Hâte d'en écrire d'autres.
Avec plaisir, Léna.





